Toit

Plafond de l'étage supérieur

mur extérieur

Sol du rez-de-chaussée

plafond de la cave

Pièces spéciales

Isolation d'un plafond en béton (à faire soi-même)
Description de l'existant

Après les murs extérieurs, les toitures et les planchers supérieurs constituent les plus grandes surfaces par lesquelles s'échappe une précieuse énergie de chauffage. Si les combles sous le toit ne sont pas habités et ne sont donc pas chauffés, l'isolation du toit n'a aucun intérêt, car elle est beaucoup trop coûteuse et les économies d'énergie de chauffage réalisées sont toujours inférieures à celles obtenues en isolant le plafond, comme présenté ci-après. Si le plafond donnant sur les combles non chauffés est en béton, il est possible d’améliorer considérablement ses performances thermiques à l’aide de moyens simples et d’une isolation par nattes posées sur le plafond.

Comment procède-t-on à l'isolation ?

La dalle en béton est recouverte d'un isolant par le haut. Une épaisseur d'isolation d'au moins 22 cm est recommandée (pour une classe WLS 032 : éligible à une aide financière, durable). Il est possible et recommandé d'installer une sorte de « passerelle » menant à la cheminée pour faciliter l'accès du ramoneur. Si l'on utilise un isolant « normalement inflammable » (classe de matériaux de construction B2), la cheminée doit être recouverte d'isolants incombustibles d'une épaisseur d'au moins 10 cm. Conseil : il convient de se demander si le grenier doit être utilisé comme espace de rangement ou à des fins similaires, ou seulement une partie de celui-ci. La mise en place d’une isolation « praticable » demande beaucoup plus de travail et coûte donc au moins deux fois plus cher. Conseil : l’accès au grenier doit également être isolé.

Quels matériaux isolants peut-on utiliser ? En principe, n’importe quel matériau isolant peut être utilisé pour l’isolation du plafond. Pour l’isolation du plafond en bricolage, les matériaux isolants en nattes de laine minérale ou de roche sont toutefois particulièrement adaptés ; les nattes de jute, de chanvre ou de lin sont également envisageables. Les matériaux isolants en vrac peuvent également être utilisés. L'utilisation de panneaux isolants de toute sorte est déconseillée. (Le grenier étant souvent irrégulier et comportant des câbles, des poutres en bois, etc., la pose sans joint de panneaux isolants s'avère plus difficile. À cela s'ajoute le fait qu'ils sont nettement plus chers que les isolants en nattes, en vrac ou à insuffler.

Coûts, délai d'amortissement, CO₂ :

Épaisseur de l'isolation

L'isolation du plafond de l'étage supérieur est obligatoire depuis de nombreuses années. Il faut atteindre un coefficient U d'au moins 0,24 W/m²K (GEG). Cela correspond à une épaisseur d'isolation de 12 cm avec des matériaux isolants disponibles dans le commerce (WLS 035 à 040). Si l'on bénéficie de l'aide fédérale (BAFA, avantage fiscal), il faut atteindre un coefficient U de 0,14 W/m². Cela correspond à une épaisseur d'isolation de 20 à 24 cm (en fonction de la qualité isolante du produit utilisé). En revanche, des épaisseurs d'isolation allant jusqu'à 40 cm sont économiques, durables et écologiques.

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Massive Decke
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Massive Decke

Aperçu de tous les avantages

Isolation thermique : si le coefficient U de la dalle de plancher supérieure était auparavant d'environ 1,3 W/(m²K), il peut être ramené à environ 0,14 W/(m²K) grâce aux mesures d'isolation. Cela représente une amélioration des performances thermiques de l'élément de construction « plancher supérieur » d'environ 90 %.

Les frais de chauffage d’un bâtiment à un étage peuvent baisser jusqu’à 30 %. Pour les bâtiments à plusieurs étages, le pourcentage diminue, mais l’économie d’énergie absolue de l’ensemble du bâtiment reste la même.

Isolation thermique estivale : la température dans les pièces situées sous des plafonds non isolés peut atteindre 35 °C en été. L’isolation du plafond permet de faire baisser la température de 10 °C maximum (à condition que l’apport d’énergie solaire par les fenêtres, etc., soit réduit). 

Autres avantages :

  • Le confort s’améliore grâce à des températures plus élevées au niveau du plafond de l’étage supérieur
  • L'isolation thermique estivale s'améliore considérablement
  • Les émissions de CO₂ sont réduites.
  • La consommation d’énergie de chauffage et les frais de chauffage sont réduits

Coûts/rentabilité : des panneaux de laine de verre de 20 cm coûtent environ 19 €, mais une épaisseur d'isolation d'au moins 30 cm est recommandée. Dans ce cas, le coût s'élève à 28 € par m². L'investissement est amorti en moins de 2 ans.

Subvention : en cas de travaux réalisés par le propriétaire, les coûts des matériaux (et non la main-d’œuvre !) ne sont subventionnés que si un conseiller en énergie certifie l’éligibilité. Il faut alors atteindre une épaisseur d’isolation d’au moins 20 cm avec un matériau isolant présentant un coefficient de conductivité thermique de 0,32. Cette mesure est subventionnée par l’État à hauteur de 15 % du coût total par l’intermédiaire du BAFA (un conseiller en énergie est ici obligatoire ; 5 % supplémentaires sont accordés en cas d’établissement d’un iSFP). Une aide fiscale via l’impôt sur le revenu au titre de l’article 35c de l’EStG n’est pas possible en cas de travaux réalisés par le propriétaire.

Puis-je réaliser l'isolation moi-même ? Oui. Cependant, une isolation par insufflation réalisée par une entreprise spécialisée est nettement plus rapide et éligible à une aide.

Historique : dès 1939, un article intitulé « Mehr Sorgfalt am Bau » (Plus de soin dans la construction) paraissait dans la revue « Bauwelt 1939 » :

 

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